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#1 Le 14/07/2007, à 00:29
- francouf
14 Juillet 2007 : La (R)évolution 2.0 ...
Sous ce titre un pompeux, je viens de rédiger un texte qui peut être trouvé à l'adresse suivante :
http://140707revolution2.0.free.fr/
Ça parle de la révolution française qui suit l'invention l'imprimerie et les récits d'explorateurs (nouvelles connaissances et nouvelles visions du monde) et ça nous replace aujourd'hui où internet fait cela en encore plus fort.
Que va-t-il se passer ensuite ?
Bonne lecture, pour les courageux. Et surtout bonne critique.
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#2 Le 14/07/2007, à 01:05
- GutsdBlack
Re : 14 Juillet 2007 : La (R)évolution 2.0 ...
Houlà c'est trop long pour ce soir, tu post trop tard, je lirais ça demain
« … de même que nous profitons des avantages que nous apportent les inventions d'autres, nous devrions être heureux d'avoir l'opportunité de servir les autres au moyen de nos propres inventions ; et nous devrions faire cela gratuitement et avec générosité. ». Benjamin Franklin
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#3 Le 14/07/2007, à 01:27
- foch
Re : 14 Juillet 2007 : La (R)évolution 2.0 ...
Tu devrais mettre une version HTML pour les flemmards comme moi qui ont la flemme de télécharger un fichier, de l'ouvrir, a une heure aussi tardive ca fait peine !
De retour sous Ubuntu après quelques années sous ArchLinux.
Programme de téléchargement de musique qui ne marche plus vraiment.
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#4 Le 14/07/2007, à 02:00
- Link31
Re : 14 Juillet 2007 : La (R)évolution 2.0 ...
Pour commenter ce texte : oui, ça viendra, c'est sûr. Je pense que chacun peut la sentir venir. Au rythme où ça va, ça arrivera probablement avant la fin du siècle. J'espère qu'on ne va pas trop en pâtir...
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#5 Le 14/07/2007, à 03:21
- mithrandir79
Re : 14 Juillet 2007 : La (R)évolution 2.0 ...
@Francouf
Très bon exposé dans l'ensemble. Mais je trouve le champ du sujet un peu restreint à l'univers d'internet. Le sujet peu s'appliquer plus largement à l'économie dans son ensemble. L'industrie des médias n'est pas la plus puissante, d'autre acteur ont aussi leur rôle, comme des multinationales ultradiversifier à l'image d'unilever qui détient plus de la moitié de l'industrie de l'alimentation mondiale.
Ce qu'on peut apercevoir à l'horizon de notre futur c'est l'effacement du pouvoir politique face au pouvoir économique toujours plus puissant. L'argent est devenu depuis quelques temps un but en soit. Qu'on vende des petits pains, de la musique ou encore mieux du vent, tout est bon pourvu que le profit soit au rendez-vous.
Le capitalisme tel qu'on peut le voir aujourd'hui a deux solutions:
-soit continuer son avancée inexorable vers son auto-destruction programmée, c'est à dire la fixation dans les capitaux de toutes les valeurs monétaire, pour arriver à la dévalorisation totale de l'argent pour le peuple. (En effet le système économique s'enrichit uniquement grâce au flux d'argent et non par l'argent lui même. Si l'argent s'arrête de circuler la valeur de l'argent n'existe plus)
-soit le système économique évolue vers un système de partage et de redistribution des richesses pour créer plus de richesses pour le bien de tous (mais ceci est contraire à la doctrine de base du capitalisme)
Pourtant c'est aussi dans la doctrine du capitalisme que pour chaque échange d'argent il y a une richesse qui se crée... Hors aujourd'hui des entreprises n'hésite pas à nous vendre du vent pour nous soutirer de l'argent sans aucune création de richesse. Et l'industrie du disque tends vers ce principe avec leur musique jetable (avec DRM)
La troisième voie du capitalisme étant la révolution des masses. Mais le fruit du capitalisme n'est pas encore assez mûre pour provoquer le sursaut dans la conscience collective du peuple, les louis XVI de notre époque sont des hydres à 7 têtes difficiles à terrasser avec une guillotine. (les têtes repousse tout le temps)
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#6 Le 14/07/2007, à 11:24
- sonal
Re : 14 Juillet 2007 : La (R)évolution 2.0 ...
bonjour
Très bon exposé dans l'ensemble. Mais je trouve le champ du sujet un peu restreint à l'univers d'internet. Le sujet peu s'appliquer plus largement à l'économie dans son ensemble. L'industrie des médias n'est pas la plus puissante, d'autres acteurs ont aussi leur rôle...
tout est dit
J'ai commencé par la conclusion puis l'introduction. Et j'ai finalement été un peu décu par la focalisation de ton point de vue sur le marché du disque lors de ton argumentation (points 4 et 5).
Ceci dit, je ne crois pas être en mesure d'apporter beaucoup de valeur ajoutée à ton travail.
Mithrandir79 donne quelques autres axes de progrès à cette étude qui augure du très bon.
Sonal
Patience et longueur de temps, font plus que force, ni que rage
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#7 Le 14/07/2007, à 11:54
- francouf
Re : 14 Juillet 2007 : La (R)évolution 2.0 ...
Pour Mithrandir79,
Le problème est lié à l'époque à laquelle on vit.
Quand on voit ce que l'on est prêt à partager comme savoir et ce que l'on est prêt à partager comme biens matériels, l'évolution de notre temps est clairement la "libéralisation" du savoir. On est prêt techniquement et cela commence à bouger au niveau des mentalités.
Pour les biens matériels, ce ne sera probablement pas pour notre siècle. Il est beaucoup trop difficile d'obtenir un bien pour le "laisser partir". Avec la numérisation des oeuvres, cela ne coûte plus rien pour le savoir.
Quant à savoir quand on partagera ce qui nous coûte vraiment, je n'ai pas de date précise ...
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#8 Le 15/07/2007, à 02:21
- mithrandir79
Re : 14 Juillet 2007 : La (R)évolution 2.0 ...
Quant à savoir quand on partagera ce qui nous coûte vraiment, je n'ai pas de date précise ...
C'est bien la chose qui me chagrine le plus. L'humanité quasi-entière voit le mur arrivé à grande vitesse mais personne n'est prêt à appuyer sur le frein pour éviter l'obstacle. Ton article le montre assez bien, les humains aiment à répéter les même erreurs inéluctablement sans s'en rendre compte.
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#9 Le 15/07/2007, à 06:49
- Commandant
Re : 14 Juillet 2007 : La (R)évolution 2.0 ...
L'humanité quasi-entière voit le mur arrivé à grande vitesse mais personne n'est prêt à appuyer sur le frein pour éviter l'obstacle. Ton article le montre assez bien, les humains aiment à répéter les même erreurs inéluctablement sans s'en rendre compte.
Heureusement que des grands visionnaires comme toi ont vu l'avenir. Qu'est ce que tu attends? Sauve le monde!
Dernière modification par Commandant (Le 15/07/2007, à 06:49)
Serveur Debian Lenny|Fixe Karmic - Gnome - ATI 4850|Portable Hardy - Gnome Nvidia 8500
Le lanceur ultime Gnome-do| Configurer facilement gnome avec Ubuntu-tweak
Plus de fautes d'orthographe en 5mn
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#10 Le 15/07/2007, à 09:37
- Link31
Re : 14 Juillet 2007 : La (R)évolution 2.0 ...
Qu'est ce que tu attends? Sauve le monde!
Et tu crois que c'est si facile que ça ?
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#11 Le 15/07/2007, à 09:50
- Lunatic
Re : 14 Juillet 2007 : La (R)évolution 2.0 ...
Je poste mes commentaires un peu comme ils me viennent, désolé pour le coté "non-construit". Une critique globale pour le moment - de forme et pas de fond - serait que je suis dérangé par le « statut » de texte qui semble osciller entre analyse objective et jugement moral. Remarque, il est tout à fait possible de lier les deux, mais perso, je n'apprécie pas, estimant que la première risque toujours d'être entachée, brouillé par le second.
Sur l'intro :
Je m'arrête sur un point de détail mais l'esclavagisme n'est pas un exemple pertinent et en tout cas pas de même nature que la formation de la terre : le fait qu'un homme ne puisse pas appartenir à un autre homme n'a rien « d'évident », ou plutôt ça n'est évident que dans un « système de pensée » (disons même simplement une « culture ») structurée par des normes et des valeurs qui rendent cela « évident ». C'est une question morale et dans ce domaine, ce qui est évident aujourd'hui ne le sera peut-être plus demain. D'ailleurs on pourrait rappeler que le salariat a longtemps été très mal perçu précisément parce que le salarié travaillait pour quelqu'un et non pas à son compte (contrairement à l'artisan) et en ce sens « appartenait » - du moins dans la relation salariale - à l'employeur (il ne s'agit alors que d'une subsistance dégradée de l'esclavagisme). Une telle idée, qui se situe dans le droit fil de ton exemple, montre bien qu'on ne peut parler en ce domaine « d'évidence ».
De manière plus « grave », la phrase « Aucune certitude, aucun principe ne peut résister aux ravages du temps. » ne me paraît pas juste ; je ne suis pas calé en ce domaine, mais l'on peut se demander (et "l'on" se demande, du côté, aussi bien de la psycho que de l'anthropo) si la croyance - qui prend forme de certitude a un moment donné - n'est pas un phénomène intimement lié à l'homme, qui ne peut s'en détacher. Alors certes elles peuvent évoluer - elles évoluent même - sur leur forme (on croit en plusieurs dieux, puis en un seul), mais sur le fond, on peut se poser la question de savoir si elles ne subsistent pas aux « ravages du temps » pour reprendre ton expression (surtout que l'accroissement de connaissances - scientifiques notamment - détruit de la croyance mais en crée aussi, et certainement autant, voire plus, qu'elle n'en détruit).
Sur la partie historique :
J'avoue bien volontiers ne pas connaître en détail la Révolution... Ce qui m'amène à une critique qui émane là encore de mon formatage universitaire : cite tes sources. Tu parles de 3 phénomènes au début de cette partie, mais est-ce toi qui les a détectés et isolés ? Ou sont-ce trois phénomènes généralement admis et reconnus par la communauté scientifique ?
Ce qui m'amène à une critique de fond : la façon dont tu présentes les choses est trop mécanique : il suffit de rappeler que ces 3 phénomènes ne concernaient pas que la France. Pourtant l'histoire française n'est pas l'histoire allemande ou anglaise. Les 3 phénomènes ne rendent pas les choses « inéluctables » - ça c'est une facilité du regard présent sur le passé (il est toujours facile de dire après coup « c'est bien normal que cela se soit passé ainsi ! »)
Ensuite « l'explication » qui permettrait de comprendre qu'une situation évolue est malheureusement réduite - et en dévient par là même simpliste et simplificatrice - à une « psychologisation » des personnages : « Louis XV et Louis XVI étaient bien conscients que les nouvelles idées qui foisonnaient dans la société devaient amener au changement. Mais ils n'avaient ni l'un ni l'autre l'autorité d'un Louis XIV pour imposer les changements nécessaires. » Là je fonde ma critique sur les analyses d'un sociologue qui ne peut que t'intéresser : Norbert Elias. Pour dire les choses rapidement : avant de chercher ce qui distingue un Louis XIV d'un Louis XVI, il faut chercher à comprendre comment un roi peut être roi. Comment, dans une situation donnée, un personnage - quelque soit par ailleurs sa personnalité - peut composer en fonction des « forces » en présence, ou peut s'inscrire dans une « structure sociale » particulière. Quelles obligations lui incombent, de quelles marges disposent-ils, etc. Je n'en dis pas plus pour le moment de peut d'être trop simpliste moi aussi, et l'on trouve certainement pas mal de choses sur le net à ce sujet (recherche à effectuer sur : norbert elias et son bouquin « la société de cour »).
Sur la partie 2 :
« La « norme » culturelle est légitimée par les détenteurs d'un capital culturel important. Autrement dit, et, comme je le comprends, une infime minorité détermine les normes culturelles d'une société et les imposent, les propagent dans toutes les couches de cette société. Cette vérité qui pouvait se défendre au milieu du XX ème siècle n'est plus du tout acceptable ni même possible aujourd'hui. »
Gloups !
Étudie de plus prêt les pratiques culturelles - fréquentation des musées par exemple - et tu verras que les écarts de pratique sont encore énormes. Étudie de plus prêt l'économie culturelle étatique et tu constateras que des formes culturelles précises, jugées le plus « nobles », qui, bien qu'elles ne soient pas les plus fréquentées - loin s'en faut - ramassent souvent un joli pactole.
De plus s'il plutôt vrai que la culture légitime est rendue légitime par certains groupes sociaux et pas d'autres (ceux qui ont le pouvoir de le rendre légitime...) ils ne veulent pas le « propager » pour autant puisque précisément, dans une logique de distinction, une pratique culturelle est comme « dégradée » lorsqu'elle est démocratisée, ce qui oblige à la recherche de nouvelles pratiques (c'est là un phénomène que l'on perçoit assez facilement dans des domaines aussi divers que la pratique sportive ou... le choix d'un prénom pour les enfants).
Ta conclusion sur l'acceptabilité des thèses bourdieusiennes me paraît carrément exagérée (reposant en partie sur des considérations fausses).
(Et puis sot dit en passant on peut ajouter un 4ème type de capital : le capital symbolique)
Ensuite on a : « Bourdieu met en avant le fait que la richesse d'un individu ne peut se faire que sur le plan économique et que les dimensions sociales et culturelles sont fondamentales à la construction d'un membre de la société, pour qu'il soit correctement intégré à celle ci. »
Euh tu tires ça d'où ? Dire qu'un individu est riche quand il est riche sur le plan économique, ce n'est pas spécialement du Bourdieu, c'est la définition même de la richesse (dans une certaine acception). Et puis Bourdieu n'a jamais dit qu'on n'était pas intégré si on ne disposait pas d'un capital culturel fort. A-t-il dit que les ouvriers, par exemple, n'étaient pas « intégrés » ?!
Dans la comparaison Bourdieu/Sartre (je connais bien moins Sartre mais, sans vouloir être méchant, si le résumé que tu en proposes est aussi valide que ce que je peux lire sur Bourdieu, j'irai lire sur lui, ailleurs) tu sembles dire de manière implicite que la catégorie sociale produisant le savoir est la même que celle qui le consomme (« Ce que Sartre nous annonce est une période, contrairement à celle décrite par Bourdieu, où le savoir et la culture ne seraient plus produits par une infime minorité en petite quantité pour être ensuite diffusée au reste de la population. ») Du moins c'est ce que je comprends puisque la phrase que je viens de citer apparaît après le passage que j'ai critiqué, concernant les groupes « dominants » détenteur de la culture légitime. Sauf que là ils me semblent que tu confonds producteurs et « consommateurs » de culture. Bourdieu ne dit pas que ce sont les mêmes qui consomment et produisent.
Bon, je continuerai plus tard car mon message doit déjà être long.
Dernière modification par Lunatic (Le 15/07/2007, à 09:51)
#12 Le 15/07/2007, à 20:59
- francouf
Re : 14 Juillet 2007 : La (R)évolution 2.0 ...
Réponse à Lunatic :
Un ami m'a parlé en deux mots de Bourdieu et Sartre.
J'ai fait une recherche en 5 mn, trouvé deux idées qui pouvaient être interprétées dans mon sens et je les ai utilisé comme des arguments.
Je ne cherche pas la précision dans ce chapitre qui est avant tout ironique.
Je suis beaucoup plus curieux de savoir ce que tu penses de :
- La définition de la sphère privée
- Le futur des droits d'auteur
- Le pouvoir citoyen
- ...
Ce texte est un début d'idée, surtout pas une fin en soit.
Il faut "choquer" pour attirer l'oeil. La précision et la justesse viendront avec les finitions, par une modération collective.
En tout cas, je garde tes commentaires sur Bourdieu. J'ai regardé "ton" blog et tu sembles beaucoup mieux connaître le bonhomme que moi ...
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